Argentine : la Cour suprême ordonne un avortement

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(leblogdejeannesmits) Le répit aura été de courte durée pour l’enfant à naître qui avait bénéficié d’une suspension de la décison de l’avorter parce que sa mère, victime d’un réseau de traite, était tombée enceinte à la suite d’un viol. Hier soir, la Cour suprême de Justice de la Nation a déclaré inopérant la mesure de sauvegarde décidée par un juge de Buenos Aires, Myriam Rustan de Estrada, qui avait jugé en début de semaine que le dommage causé à la mère ne pouvait justifier le « dommage plus grand » constitué par l’élimination de son enfant à naître.

La Cour a ordonné aux « autorités » de la ville de Buenos Aires à réaliser l’avortement « de manière urgente ».

Plus tôt dans la journée, le juge Rustan de Estrada avait été écartée de l’affaire par la Chambre nationale des appels civils qui a qualifié de « grave irrégularité » le fait qu’elle s’en soit emparée sans procéder au tir au sort d’un juge. L’affaire fut remise à un autre juge qui pour sa part consulta la Chambre pour savoir s’il devait réellement intervenir, étant donné que la Cour suprême de Justice de la Nation a jugé il y a sept mois que dans le cas d’avortements non punissables, le pouvoir judiciaire est incité à ne pas intervenir, le droit de la femme s’imposant dans les cas répertoriés de lui-même.

Moyennant plusieurs autres péripéties judiciaires la Cour s’est saisie de l’affaire et a statué avec une extrême rapidité, pour tenir compte du fait que la femme est déjà enceinte de 9 semaines et que la limite légale pour avorter dans les circonstances précisées pour la loi est de 12 semaines.


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Plusieurs groupes pro-avortement ont déposé plainte contre Myriam Rustan de Estrada pour « prévarication » (prononcer en toute connaissance de cause une sentence injuste) ; l’association Pro Familia qui avait à l’origine demandé la suspension de l’exécution de l’avortement est quant à elle poursuivie pour « harcèlement » sur la personne d’une femme victime de traite et de viols multiples.

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