L’horrible (premier) bilan d’un Obama pro-avortement

(Présent) Barack Obama détient le scandaleux privilège d’être le chef d’Etat qui a le plus œuvré pour la culture de mort. En un peu moins de quatre ans, aucun autre de ses collègues ne l’a dépassé sur ces champs de l’horreur. Pour lui, c’est une sorte de record. Et si la démocratie conférait aux votants un sursaut de dignité ou simplement de bon sens, ce pourvoyeur de cimetières inavouables n’aurait pas eu l’ombre d’une chance d’être réélu le 6 novembre dernier. Voici une liste de forfaits à clouer sur la porte de la Maison-Blanche. Un sinistre rappel. En attendant le bilan de 2016.

— En mai 2012, Obama annonce son opposition au projet de loi qui interdirait l’utilisation de l’avortement pour supprimer un fœtus, garçon ou fille, dont le sexe ne conviendrait pas aux parents. Motif officiel : on répugne en haut lieu à s’immiscer dans les « affaires privées ».

— En janvier 2011, pour le 38e anniversaire du verdict de la Cour suprême légalisant l’avortement, Obama se fait un devoir de publier un communiqué dans lequel il réaffirme son intention de défendre ce « droit des femmes ».

— En février 2011, Obama supprime la législation que George Bush avait mise en place pour protéger ceux (infirmières, par exemple) qui refuseraient de se faire les complices d’un avortement. Un an plus tard, le président franchit une nouvelle borne : il oblige les institutions catholiques à inclure produits abortifs et contraceptifs ainsi que stérilisations dans les assurances santé proposées à leurs employés.

— En 2011 toujours, Obama avertit qu’il fera capoter l’ensemble du budget fédéral – au risque de provoquer le blocage des fonds gouvernementaux – plutôt que d’accepter une loi interdisant le financement de Planned Parenthood (Planning familial), le plus gros avorteur du pays.

— En 2011 encore, Obama menace de son veto deux initiatives pro-vie au Congrès : un projet qui « gèlerait » les dollars prévus pour les avortements dans le « joyau » du régime, l’Obamacare ; et un autre projet qui empêcherait l’argent des contribuables de payer les avorteurs.

— En 2010, Obama permit à deux beaux spécimens « pro-choix » d’entrer à la Cour suprême : Elena Kagan (elle participa au maintien des avortements tardifs pendant les années Clinton) et Sonia Sotomayor (elle contribua à l’érosion des droits parentaux dans les cas d’avortements d’adolescentes).

— En 2009, Obama n’était que depuis peu de temps à la Maison-Blanche. Il se fit le zélé promoteur d’une promesse répétée mille fois pendant sa campagne électorale : arroser d’argent fédéral toutes les organisations privées qui se font un devoir – « on est trop nombreux sur cette terre » – de lutter contre la surpopulation en multipliant dans le tiers-monde avortements, stérilisations et distribution de contraceptifs. Hillary Clinton, secrétaire d’Etat, accepta avec empressement d’être la docile exécutrice de cette offensive. Triste tableau de chasse pour une femme qui dirige en principe la diplomatie de la plus grande puissance mondiale.

— En 2009 encore, un des premiers décrets d’Obama annonçait la couleur : les dollars du fisc, c’est-à-dire les dollars du peuple, allaient servir désormais à tuer ses enfants – des embryons destinés à la recherche scientifique.

CHRISTIAN DAISUG

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