Le faux « mariage » gay de Mainvilliers pour anticiper la loi socialiste

(Present) Alors que le gouvernement a annoncé que le texte sur le « mariage » homosexuel serait adopté au printemps 2013, deux jeunes femmes ont célébré samedi après midi leur « union civile » en la mairie (socialiste) de Mainvilliers (Eure-et-Loir), dans la proche banlieue de Chartres, renouvelant la mascarade illégale de Bègles commise naguère par le Vert Noël Mamère (2004) ou plus récemment celle de Cabestany commise par un maire communiste.

Alors qu’une dizaine de pays dans le monde ont légalisé le « mariage » homosexuel, dont la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas, François Hollande, favorable à l’ouverture de ce « droit » et à l’adoption pour les paires homosexuels, avait annoncé pendant sa campagne qu’une loi serait adoptée « au plus tard au printemps 2013 », s’il était élu. Alors qu’elle participait à la « Marche des fiertés homosexuelles et transsexuelles » à Lyon, le porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a confirmé la semaine dernière que le texte sur le « mariage » homosexuel serait adopté au printemps 2013 dernier délai, avant, « si c’est possible ».

Anticipant en quelque sorte cette funeste date pour la France, Sophie Fortin et Alice Hallais ont officialisé le Pacs qu’elles avaient signé trois jours plus tôt au tribunal d’instance de Chartres. Entourées de leur famille et de leurs amis et devant une adjointe au maire qui avait revêtu son écharpe tricolore, rapporte un journaliste de l’AFP : « Vêtues toutes les deux d’une robe blanche, les jeunes femmes sont arrivées chacune au bras de leur père dans la salle des mariages de la mairie de Mainvilliers, après avoir croisé le couple et les invités d’un mariage traditionnel… »

« La mairie est la maison commune ouverte à tous. C’est un devoir des élus et une joie de participer à votre consentement mutuel », a prétendu lors de la cérémonie Michèle Bouthoux, adjointe au maire de Mainvilliers, une municipalité socialiste. L’élue a ensuite lu l’article de loi du Pacs et a déclaré les deux femmes, âgées de 20 et 21 ans, « unies par le pacte civil de solidarité ». Sophie Fortin et Alice Hallais se sont ensuite échangé les alliances, avant de s’embrasser impudemment. Selon la paire, il ne s’agit « ni d’une provocation ni d’un acte militant mais d’un geste concret marquant notre amour ».

Ce à quoi, le président de Civitas, Alain Escada, répond avec la loi (morale) naturelle et la sagesse des nations : « Tout ne se vaut pas. Le mariage, c’est l’union de deux personnes, un homme et une femme. Car, si tout se vaut, le cannibalisme n’est plus qu’un goût culinaire parmi d’autres », dit-il, citant le philosophe allemand Leo Strauss (1899-1973).

Contre ce dernier avatar de la dictature du relativisme, l’Institut Civitas a justement lancé en juin « une campagne de lobbying qui ira crescendo jusqu’au débat à l’Assemblée nationale sur l’adoption d’une loi en ce sens ». La campagne « NON au mariage homosexuel » commence dès maintenant, a-t-il indiqué dans un communiqué. Sur l’un des autocollants distribués par Civitas à l’occasion des gay pride organisées ce mois-ci dans certaines villes, notamment à Nice, on peut lire : « Aujourd’hui, le mariage homo, demain, la polygamie. Stop! » ou « Le mariage : 1 homme + 1 femme ». Un autre autocollant montre la photo de deux manifestants défilant les fesses nues, lors d’une gay pride. Photo barrée d’une question : « Confieriez-vous des enfants à ces gens-là ? »

Interrogé par l’AFP, Alain Escada a précisé que ce n’est qu’un début : « A partir de la rentrée, nous mettons en place tout un programme d’offensive pour ouvrir les yeux à l’opinion publique sur les conséquences néfastes du mariage homosexuel et de l’adoption d’enfants par des couples homosexuels… Le mariage homosexuel, c’est une parodie et elle est contre-nature. Elle est déstructurante pour la société et l’adoption d’enfants par un couple homosexuel est une atteinte aux besoins de l’enfant d’un double référent masculin et féminin. »

Cette heureuse initiative n’a pas tardé, bien sûr, à susciter de tristes réactions, mais pas toutes là où on les attendait. Ainsi, dans un communiqué, le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, s’est dit « choqué par le lancement d’une telle campagne qui confond, entre autres, homosexualité et polygamie ». Refusant que sa ville « soit le théâtre de ségrégations et de préjugés gratuits », il assure qu’il « veillera à ce qu’aucune provocation ne vienne perturber le bon déroulement de la manifestation ». Sans commentaire.

REMI FONTAINE

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