Les évêques autrichiens atteints par l’épidémie - Corrispondenza romana
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Les évêques autrichiens atteints par l’épidémie

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(Fsspx.news – 10 novembre 2020) Cette brève ne veut pas informer d’une atteinte massive de tout l’épiscopat autrichien par la Covid 19. Du moins, aucune information n’a circulé à ce sujet et la conférence épiscopale autrichienne (ÖBK) n’a rien communiqué sur ce point.

En revanche, cette même ÖBK a publié des « Règles cadres pour la célébration des offices publics », valables du 3 au 30 novembre 2020. Celles-ci détaillent toutes les précautions à prendre lors des divers services liturgiques.

L’on retrouve sans étonnement l’obligation de la communion dans la main, malgré l’intervention répétée de médecins contestant, sous l’angle de leur art médical, cette mesure. Ainsi, 21 médecins autrichiens avaient écrit à l’ÖBK en juin pour expliquer les raisons pour lesquelles la communion dans la main est moins sûre que la communion sur la langue pour éviter la contamination.

Les évêques autrichiens gravement atteints par le virus du modernisme

Mais deux règles laissent le lecteur catholique dans la stupeur. « Les célébrations du baptême doivent être reportées à une date ultérieure. » Et celle qui suit immédiatement : « Les célébrations du mariage doivent être reportées à une date ultérieure ».


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La première tout spécialement. En effet, le Code de droit canonique de 1917 prescrit : « Les enfants seront baptisés le plus tôt possible » (c. 770). Et le nouveau Code de 1983 dit substantiellement la même chose. Il prescrit que « les parents (…) iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant » (c. 867).

Un commentateur du code de 1983 précise que « l’obligation de faire baptiser les enfants le plus tôt possible est imprescriptible, car aucune raison n’exempte les parents de ce devoir qui repose sur la nécessité de ce sacrement pour la vie surnaturelle et pour le salut ».

Il semble donc que les évêques d’Autriche aient le privilège d’exempter ce qui est imprescriptible dans l’Eglise de droit divin. Il semble malheureusement aussi qu’ils aient perdu de vue la vie surnaturelle et le salut de leurs ouailles, étant eux-mêmes atteints par un virus bien plus dangereux que le SARS-CoV-2 : le concile Vatican II et son modernisme échevelé.


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Mais ils ne peuvent empêcher les fidèles catholiques de conférer le baptême simple à leurs enfants, ou de trouver un prêtre qui préfère obéir à Dieu plultôt qu’aux hommes.

Quant au mariage, la règle porte une atteinte grave au droit des futurs conjoints. Elle est de plus boiteuse. En effet, le Code de 1917 précise que « s’il n’est pas possible d’avoir (…) sans grave inconvénient le curé ou le prêtre délégué qui assisteraient au mariage (…) le mariage contracté devant les seuls témoins est valide et licite (…) pourvu qu’en toute prudence il faille prévoir que cette situation durera un mois » (c. 1098). Le c. 1116 du nouveau Code dit exactement de même.

Ainsi, des fiancés qui auraient prévu de se marier au mois de novembre, peuvent le faire devant deux témoins de manière parfaitement licite et valide… A quoi bon alors, cette règle épiscopale ? Et quel enseignement peuvent en déduire les fidèles ? Particulièrement alors que les épiscopats du monde entier cherchent des solutions pour éviter la privatisation du culte et le recours à la solution “virtuelle”.


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Comme le dit justement le Dr Christian Spaemann : En Autriche « les gens vont toujours au travail, font toujours leurs courses, et sont toujours autorisés à se réunir en petits groupes. Il est toujours possible d’assister à la messe tous les jours. (…) Le message implicite contenu dans le règlement épiscopal sur l’importance du baptême et du mariage est pour le moins problématique ».

Les fidèles autrichiens n’auront pas de mal à décrypter le message implicite : la relativité et la caducité des sacrements de Jésus-Christ, enseignées par leurs propres évêques. Enseignement qui s’oppose gravement à la foi de l’Eglise.