Certains vivants sont des désordres - Corrispondenza romana
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Certains vivants sont des désordres

(Jean-Marie Le Méné, Valeurs – 1 mai 2019) Pourquoi Vincent Lambert est-il soumis à une mort donnée en spectacle tandis que des milliers d’autres patients comme lui sont admirablement traités dans des unités spécialisées qui ne demandent qu’à l’accueillir ? Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, l’explique. 

Vincent Lambert sera l’innocent le plus condamné à mort de l’histoire. Au bout de six ans d’efforts obstinés, la quatrième procédure collective de fin de vie à l’encontre du plus célèbre tétraplégique de France va aboutir. Il sera le bouc émissaire idéal qui permettra à l’État de franchir le cap de la normalisation de l’euthanasie une bonne fois pour toutes, l’affaire n’ayant que trop duré.

Les lois Leonetti, en 2005, et Leonetti-Claeys, en 2016, à partir desquelles le Conseil d’État a statué, ont été voulues comme des réponses médicales à une question anthropologique. Fallait-il autoriser l’euthanasie, oui ou non ? Le résultat législatif a été une aberration…